Bienvenue dans cette prestigieuse académie asiatique, mais aussi occidentale, réputée pour ses nombreuses options, ainsi que son confort.
Et oui, il est inutile de prendre le tramway ou de venir en voiture lorsque les dortoirs se trouvent juste à côté de l'établissement scolaire!
Cette académie accueille les collégiens, les lycéens, mais aussi les étudiants universitaires.
C'est une belle académie vu de cette façon, mais encore faut-il avoir les moyens de payer car tout ceci n'est pas donné! Elle est réservée à la haute société, et donc très chère, si vous êtes un prolétaire arriverez-vous à l'intégrer?



 
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 Winter Bells [ Heartfield A. ]

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MessageSujet: Winter Bells [ Heartfield A. ]   Ven 25 Déc - 21:21

Ce fut une nouvelle journée pour Schneizel. Il n’allait rien se passer de particulier en ce jour, puisqu’il avait deviné, qu’il serait comme tous les précédents. En ce jour du vingt-cinq décembre, c’était encore la période des festivités, de joies et de bonne humeur entre famille, amis dans le monde entier. Les êtres humains attendaient cette journée avec impatience, car c’était la seule occasion de se retrouver en communauté, la seule occasion de voir la neige pointer son nez et la seule occasion d’avoir plus d’un cadeau bien ficelé. Seulement, le temps ne reflétait guère cette harmonie de fêtes et de gaieté. Le temps était maussade, le ciel gris et nuageux. Mais cette morosité n’affectait pas plus le moral des japonais. La ville était éclairée et animée. Contrairement, à l’académie, qui elle, sommeillait dans un calme apaisant. Cette atmosphère si sereine n'était sûrement pas due au réveillon, un établissement aussi réputé pour sa sévérité ne laisserait aucune personne faire la fête jusqu’aux aurores et encore moins saoule. Certainement. Tous les élèves et personnel étaient sûrement au repos. Quant au blondinet, il s’était réveillé un peu trop tôt. Le jeune homme voulait se promener. Se promener dans un froid diabolique alors que toute la majorité de la population dormait ? Idée stupide. Il a connu de nombreux hivers assez rudes et un peu de marche ne lui ferait pas de mal. S’adapter à la vie japonaise s’avérait être difficile. Et même si un simple japonais aurait préféré passer son temps près du chauffage, Schneizel, lui, aurait préféré faire une promenade matinale, pour ainsi, peut-être commencer la journée de bonne humeur. Une flânerie s’imposait donc, dans le jardin principal, gelé par les flocons de neige, de l’académie ; celui d’Aerial.
Il était populaire pour ses diverses variétés de fleurs venues des quatre coins du monde, celles qui résistaient aux étés ardents et enduraient les hivers glacials de l’archipel nippon. D’ailleurs, la neige avait déjà recouvert la majorité du Japon. Ce jardin était aussi l’unique et le plus magnifique de l’île. D’après les dires, en été, il ressemblerait à un gigantesque sanctuaire rayonnant et coloré tandis qu’en hiver, il serait froid, sombre et inquiétant dont les ramassis de neige piétinée s’étaient formés tout le long de chaque allée de cet espace « vert ».

Le jeune homme avait enfilé un manteau de fourrure blanche, d’un pantalon épais blanc et d’une paire de bottes aussi blanches, tout ornés de divers bijoux et accessoires dorés. On l’aurait pu assimiler à un riche bonhomme des neiges ambulant de Sakurako. Il longeait chaque allée du jardin, profitait du paysage de ce jardin caillé et finit par rejoindre un grand arbre congelé où au pied, se trouvait un banc de bois humide. Un banc souillé et sale. Schneizel n’allait sûrement pas s’y affaisser.
Exaspéré par ces bancs minables et ce manque de luxe, il se dirigea alors vers la serre, espérant qu’il y ait un minimum de confort, mais que pouvait-on trouver d’autre ? Mis-à part des fleurs sauvages et autres végétations. Il avait envie d’un café chaud, mais penser qu’il allait être servi sur un plateau d’or par l’une de ses servantes personnelles était pour l’instant, peu probable. A son retour au Pavillon d’Or, il prendra sûrement un petit-déjeuner convenable, croissants, petits pains, confiture, beurre, café et autres garnitures, bref, un petit-déjeuner bien surchargé digne de la restauration noble. Le blondinet entra dans la serre et s’assit alors sur un des bancs disponibles, un peu plus propre que ceux de l’extérieur. Il entendit alors les résonances du clocher principal de la ville, qui transperçaient les vitres de cette serre. Après sept coups, le jeune prince ferma lentement les yeux et afficha un sourire sarcastique à ces mots :


« Joyeux Noël à vous ... »


Dernière édition par Schneizel El Britannia le Jeu 31 Déc - 17:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Winter Bells [ Heartfield A. ]   Sam 26 Déc - 14:21

Soyons réaliste : la période de fête est, sincèrement, plus qu’éprouvante. Réception en tous genre ; cadeaux à acheter, foie gras et saumon à déguster, dinde de noël à préparer, tenue de soirée exigée et malheur sur celui qui ne respecte pas un tant soit peu les règles de conduites en hautes sociétés car alors lynchés et pointé du doigt son nom , souillé pour une année entière, ne pourra être redoré qu’a la prochaine fête de noël… Noël est implacable surtout pour les enfants des riches familles qui côtoyaient l’académie. Les étudiants, soumis au dur marathon des festivités appliquent, en cette période de fête, la politique redondante de la chouette : on dort le jour, l’on vit la nuit. Terrible comme planning pour les quelques courtes vacances de noël ; oui en général en vacance l’on se repose mais il n’est pas faux de parier qu’après ces deux semaines de pauses ils soient, au contraire, encore plus fatigué que lorsqu’ils étaient entrés dans cette période de vacance.

Et oui car la politique de la chouette c’est éprouvant, pire exténuant. Et l’académie était bien silencieuse pour une matinée de décembre non-enneigée : raison de plus pour lutter contre le sommeil engourdissant et faire l’effort de se lever pour profiter du calme post-festif. Donc c’est avec une immense résolution et les cheveux en bataille qu’Ayame décida de se lever…enfin si on peut appeler « tomber-lamentablement-de-son-lit-et-ramper-jusqu'à-la-salle-de-bain » se lever….
Le temps de revêtir quelque chose de chaud et de remettre un peu ses affaires en ordre avant de sortir de sa chambre, emportant au passage une poignée de son petit péché mignon dont elle ne pourrait se passer quelque soit la saison de l’année.

Le temps était vraiment gris c’était horrible, le pire dans cette histoire c’était qu’il n’y avait pas un soupçon de neige… En faite si il y avait de la neige…enfin des résidus de neige, pas assez pour dire qu’elle était tombé… Tant pis alors ça serait pour un autre jour. Elle traina un peu des pieds, butant par moment sur un amas de « glace » qui ne saurait tarder à disparaitre après tout la neige c’est éphémère non ? A force de flânerie elle aperçue un peu plus loin la serre qui avait sut résister à toute période de l’année… Bon tant qu’à faire autant essayer de se divertir en admirant quelques beautés éphémères supplémentaires –bien qu’elles aient réussies à passer l’hiver. Arpentant les allées elle entendit le son d’un clocher lointain. Youpi c’était noël…enfin il n’y avait pas vraiment de quoi se réjouir. Qui dit noël dit embrouilles assurés, entre les hystériques des fêtes et les réceptions à rallonge… Elle plongea une main dans sa poche pour en sortir une cerise lorsqu’elle entendit un joyeux noël qui fusa de quelque part. Cherchant du regard la source de cette soudaine intrusion ses yeux s’arrêtèrent fasse à une masse blonde qu’elle voyait à présent de dos.

Plus que les cheveux de l’individu ici présent elle tilta sur un détail à savoir un peu du manteau qu’elle arrivait à déceler… Fourrure blanche, vu d’ici elle aurait penché pour de l’hermine véritable si c’était le cas l’individu qui était là bas devait être au moins un aristocrate… Ou pas, après tout les bourgeois aussi s’en tirent bien sur ce coup néanmoins cette tendance est plus vue chez les gens de la noblesse. Mettant la queue de la cerise dans sa bouche et s’approchant discrètement vers le banc elle en vint à se trouver à la même hauteur que l’homme bien qu’il n’avait sans doute pas remarqué sa présence…. Enfin si il devait avoir remarqué puisqu’il avait souhaité joyeux noël…ou alors assez fou pour parler seul …enfin bref…posant ses bras sur l’appui-dos du banc elle susurra :

« A vous de même »

Avant de croquer à pleine dents dans sa cerise .
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MessageSujet: Re: Winter Bells [ Heartfield A. ]   Dim 27 Déc - 13:26

Un « Joyeux Noël » pour qui ? Un tel souhait adressé avec un tel sourire, était un acte complètement incompréhensible de sa part, dira-t-on. Mais se pouvait-il qu’il ne s’adressait à personne en particulier, puisque les personnes qu’il considérait comme des « êtres chers » n’étaient plus de ce monde, mais cela ne lui préoccupait guère ; il n’avait pas à se torturer l’esprit pour si peu de choses, les plus futiles les unes que les autres. Il l’avait souhaité et son vœu avait été réalisé, comme un simple tour de passe-passe qu’un débutant aurait pu le pratiquer juste en claquant de doigts. Se pourrait-il que ce n’était qu’un simple désir de souhaiter un heureux Noël ? Mais venant de la part de ce jeune prince, c’était tout bonnement impossible.
Laissant encore un moment ses témoins oculaires fermés, après ce qu’il avait dit, le calme régnait de nouveau dans la serre ; le blondinet perçut alors un faible bruit venant de derrière. Un bruit léger et farouche venant à peine effleurer les quelques feuilles abimées par la froideur de cet abri de verre ; par déduction, c’était sûrement une jeune fille, frêle, qui s’était faufilée entre les végétations après s’être aperçue de la présence du robuste homme. C’était un peu normal, puisque Schneizel savait que d’habitude, il attirait les regards des jeunes demoiselles et des grandes dames.

« A vous de même. »

Une phrase accompagnée d’une voix douce et agréable en guise de remerciement. Bien que le jeune prince ne s’adressait pas particulièrement à cette inconnue, cette politesse lui fit tout de même sourire. Il rouvrit ses beaux yeux gris d’azur et jeta un regard discret vers son interlocutrice, histoire de savoir à qui il aura à faire. C’était bel et bien une gamine. Taille moyenne, toute mince, la peau blanche, des cheveux blancs aux reflets argentés et … une poitrine convenablement généreuse ; il lui manquait juste un visage moins enfantin et un style vestimentaire beaucoup plus affriolant pour pouvoir ainsi séduire un charismatique blondinet tel que son altesse Schneizel. Mais cette jeune fille n’était malheureusement pas encore à ce stade … Déception ou pas ? Apparemment, non.

Le jeune homme à la chevelure dorée s’installa confortablement sur son siège de bois, étant donné que ce banc était insignifiant à la corpulence parfaite de Schneizel ; il s’assit correctement en posant paresseusement son dos contre le ridicule dossier du banc, glissa son bras tout le long de ce dossier minable et finit par poser sa tête sur son poing qui supportait facilement le poids de son crâne et croisa délicatement ses jambes.
Il resta silencieux un court instant, puis sortit un petit livre marron, légèrement usé de la poche de son épais manteau blanc ; l’ouvrit d’un geste sec et habile, le posa sur ses genoux.

« Profites-en, jeune fille. Noël, ce n’est pas tous les jours.» fit-il en lisant brièvement quelques lignes de sa brochure vétuste.
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MessageSujet: Re: Winter Bells [ Heartfield A. ]   Mer 30 Déc - 19:17

Elle mâchait frénétiquement sa cerise – avec néanmoins beaucoup de discrétion histoire de ne pas déranger le beau blond un peu trop âgé à son gout qui était à coté d’elle – oui parce qu’entre temps elle avait eut le temps d’examiner un peu plus l’individu de blanc vêtu et après mainte analyses plus ou moins rapide de la situation elle avait réussi à en déduire qu’il s’agissait bien d’un noble. Parce qu’à y regarder de plus près il s’agissait effectivement d’un manteau d’hermine véritable ; il aurait put s’agir d’un aristocrate mais pour avoir vécue pendant 13 longues années avec des nobles pures souches elle s’avait reconnaitre cette aura qu’ils dégageaient tous. Une douce odeur d’aigreur, d’arrogance, de narcissisme, d’égocentrisme et de supérioté inégalable ; si l’on avait créé un parfum rassemblant les odeurs caractéristiques de chacun de ces « grandes qualités » il aurait fait un tabac fulgurant chez les aristocrates … et allez savoir pourquoi. C’est comme ça cette société a pour base solide le complot et l’envie permanente d’avoir accès au pouvoir. C’est ainsi que chacun cherche a accéder par tous les moyens à de plus en plus de pouvoir, de plus en plus de reconnaissance… Ah un tel monde existe vraiment…

Elle entreprit de contourner le banc et de s’asseoir sur ce dernier après avoir déblayer quelque peu la saleté sur ce dernier ; tout en ayant une distance de sécurité respectable avec mr.le noble ainsi il ne s’offusquerait pas. Elle refouilla dans sa poche pour en ressortir une cerise et l’avaler aussi tôt.

« Je ne vois pas vraiment comment je pourrais profiter de Noël, et dans l’hypothèse où je pourrais effectivement profiter de cette fête capitaliste je ne vois pas du tout avec qui… »

Sur ce elle croqua dans une autre cerise ; la troisième depuis qu’elle était entrée dans la serre. Elle tourna ses yeux bleus vers le jeune homme ; elle lui donnait la vingtaine… Ah un noble, si elle arrivait à découvrir de quelle famille il était elle pourrait savoir si elle pouvait l’utiliser comme pièce avoir un noble dans son jeu était toujours un avantage non négligeable, le tout était de ne pas se faire repérer lorsque l’on voulait quelque chose ; c’est ça l’art de la manipulation – d’ailleurs s’il s’agissait bien d’un noble elle n’aurait aucun scrupule à ce sujet que cela soit clair.

Elle repéra dans ces mains se qui semblait être un ouvrage, baissant légèrement la tête afin de pouvoir distinguer le titre de ce oh sacré objet. Elle réussit à distinguer les lettres du titre « Macbeth ». Elle esquissa un sourire et se redressa. Cherchant dans sa poche une quatrième cerise qu’elle attrapa par la queue avant de lever la tête au ciel et de fermer les yeux, profitant du froid, du doux froid d’hiver.

« Souvent, pour nous attirer à notre perte, les instruments des ténèbres nous disent des vérités; ils nous séduisent par d'innocentes bagatelles, pour nous pousser en traîtres aux conséquences les plus profondes. »

Elle esquissa un sourire se demandant si son compagnon avait réussit à reconnaitre la citation qu’elle connaissait par cœur… Avalant sa cerise par la même occasion. Elle se baissa alors dans une sorte de semi-révérence, c’était l’heure des présentations non ?

« Ayame Heartfield pour vous servir milord »
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MessageSujet: Re: Winter Bells [ Heartfield A. ]   Jeu 31 Déc - 20:15

La jeune fille lui avait répondu, bien plus rapidement qu'il ne le pensait. Contrairement à ce qu'il pouvait croire, la demoiselle avait répliqué, certes, tout en restant indifférente. D'une manière ou d'une autre, le cas de cette gamine était semblable à celui du blondinet. Elle était seule, son entourage affectif et tant aimé étant absent, il n'y avait aucun intérêt à célébrer Noël, bien qu'il était important qu'aux yeux des individus qui n'ont jamais connu la solitude, ni au souhait de s'isoler, ni à l'abandon.
Bien que leurs cas soient similaires, leurs histoires et leurs passés n'avaient aucune ressemblance ... Oui, car personne ne pouvait être Schneizel et même par l'effort de l'imitation; il restera le seul, l'unique et l'indétrônable blond de la famille Britannia. Et puis, la jeune demoiselle finit par s'asseoir sur le banc - où le jeune homme s'y était affaisser, il y a à peine quelques minutes, maintenant - mâchant son énième cerise rouge avec grand appétit, qu'elle sortait une à une de ses deux poches, minuscules, qui semblaient contenir très peu de choses; des poches considérées comme un panier de pique-nique ? Enfin, bon, de nos jours, tout pouvait exister, alors avoir des idées les plus insignifiantes étonnaient quand même un quart de monde.
Bien que Schneizel paraissait lire les quelques demies-lignes de sa brochure, il prêtait une légère attention à son entourage, à son environnement; capable de faire plusieurs choses à la fois, le jeune blond pouvait très bien observer et lire en simultanéité. Ce qu'il savait de cette inconnue ? Elle était très gourmande, en effet, elle ressorti, encore une fois, une autre cerise de sa poche. C'était futile d'y penser, mais le jeune prince restait perplexe sur les actes précédents de la gamine, mais surtout de la quantité que pouvait contenir ses poches, bien qu'elle semblait minime. La jeune fille, cerise à la bouche, fermant les yeux, répondit.

« Souvent, pour nous attirer à notre perte, les instruments des ténèbres nous disent des vérités; ils nous séduisent par d'innocentes bagatelles, pour nous pousser en traîtres aux conséquences les plus profondes. »

Cette phrase lui paraissait bien familière. Une citation tirée de l'ouvrage que tenait Schneizel de ses mains gantées, celle de MacBeth. Passionné de littérature, le jeune blond s'était réellement intéressé à ce livre; l'intrigue, ainsi que le personnage de MacBeth en lui-même. Dans cette citation, le blondinet pouvait bien être l'un de ces « instruments des ténèbres » mais d'après lui, il était, l'indomptable ténèbres. Il leva ses yeux de son livre, un regard vaste vers le paysage, immobilisé par le pouvoir de ce rude hiver.

« Pour leurrer le monde, ressemble au monde ; ressemble à l'innocente fleur, mais sois le serpent qu'elle cache. »

Bien qu'il ait un prit un énorme risque en citant cette fameuse phrase de MacBeth; - le risque étant de dévoiler ses réelles intentions - , cette citation avait étrangement charmé le jeune noble. Il semblerait que la jeune fille avait aussi lu cet ouvrage. Son regard gris d'azur se dirigea vers sa jeune interlocutrice, un faible moment de silence et il finit par lui sourire. Sans dire un mot de plus, elle avait, sans doute, deviné que c'était une autre phrase de ce MacBeth.

« Heartfield Ayame pour vous servir, milord. »

Il semblerait que cette Ayame aurait cerné le rang social du blondinet. Bien, c'était du temps gagné. Vu son comportement, elle faisait sûrement parti d'un ou de deux rangs plus bas que celui de Schneizel.
Heartfield ? Ce nom lui disait quelque chose, le rappelait une personne, un homme, semblerait-il. Le jeune prince avait croisé ou avait connu un certain Heartfield. Mais il ignorait l'existence d'une dénommée Ayame dans cette famille de grands nobles, reconnue mondialement, dont les chefs de cette lignée avaient été contracté une étrange maladie et avaient fini par y céder. Cette situation était plus ou moins semblable à celle de Schneizel, contrairement aux Heartfield, Britannia n'était que reconnue dans ce monde de nobles, ce monde constitué de personnes assoiffées d'obtention du plein-pouvoir en passant par des hypocrisies et des actions les plus justes et injustes qu'ils soient. Ainsi, ses parents : chefs de famille, ont été sauvagement assassinés, contrairement à ceux des Heartfield, qui avaient péri à une aggravante maladie. Leurs histoires sont toutes aussi tragiques que les autres. Certaines morts étant justifiées par la fortune, le pouvoir ou bien pour mettre fin à leurs méprisables vies ...
Après tout, Heartfield, était, certes, reconnu, mais cela pouvait tout aussi être un homonyme, un quelconque homonyme.

« Je suis Schneizel de la famille Britannia. » fit-il à son tour, en ferma délicatement son livre usé.

Il posa alors son regard azuré sur la jeune Ayame et reprit, en passant gracieusement sa main dans ses souples cheveux dorés.

« Puisque nous sommes seuls, oublions donc les formalités pour cette fois, Mademoiselle Ayame. »
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MessageSujet: Re: Winter Bells [ Heartfield A. ]   Ven 1 Jan - 20:11

« Pour leurrer le monde, ressemble au monde ; ressemble à l'innocente fleur, mais sois le serpent qu'elle cache. »

A la voila donc ; la fameuse citation de ce chef d’œuvre théâtrale. Cette phrase l’avait charmé la première fois qu’elle l’avait lue mais maintenant qu’elle était dans la situation où elle se trouvait depuis maintenant plus de 8 ans ; cette phrase prenait tout son sens. Etre l’innocente fleur que le monde croit avoir dompté, que le monde croit avoir dominé depuis longtemps, l’innocente fleur qui était fragile et sans défense, mais derrière ce masque de beauté et de fragilité précaire se cachait ce serpent que cette fleur cachait. Oui cette phrase prenait absolument tout son sens pour elle-même. Comme quoi shakespeare était un visionnaire et avait une grande acuité pour avoir ainsi réussit à si bien cerner la nature diabolique de l’Homme en général. Elle lança un furtif regard à son interlocuteur. « Ressemble à l’innocente fleur, mais sois le serpent qu’elle cache » son grand-père le lui avait dit… « Quelle belle arme qu’est une si grande beauté, personne ne peut échapper aux charmes de la femme philistine, quelle outils aiguisé que cette mémoire inégalable, face à l’histoire tous s’incline… Quel dommage que ton sang ne soit pas pur. »

Très bien, pour atteindre son objectif elle serait l’innocente fleur et le serpent à la fois. Mais surtout ce qui l’intrigua ce fut le choix de la citation. L’on pouvait connaitre le caractère d’un homme aux livres qu’il lisait… et de la même manière aux citations qu’il choisissait, mais cela demandait un certain esprit de déduction et de logique, un sens de l’observation hors du commun et savoir les connotations d’une œuvre. La mémoire est une arme mais l’esprit en est une autre. Ainsi elle commença à s’interroger plus profondément sur la personne qui était à côté d’elle. Cette citation était équivoque. Cachait-il quelque chose ?

Elle s’arrêta dans son analyse lorsqu’elle entendit son nom de famille : Britannia. Elle avait vue juste il était bel et bien noble et quelle famille qui plus ait ! Leurs noms avaient fait fureur dans la presse lorsque les deux dirigeants de la famille étaient morts officiellement assassinés tout les deux laissant derrières eux une fortune colossale et un rejeton de 10 ans. Ayame était encore très jeune à l’époque les intrigues nobles ne l’intéressaient guère alors mais comme elle avait lu l’article de journal qui relatait les faits impossible de s’en débarrasser. Doit-on dire « Bingo » dans ce genre de situation ? Un noble aurait surement trouver sa place dans l’échiquier qu’elle avait commencé à établir, un pion influent n’aurait pas été de trop néanmoins le visage de ce dernier lui laissait à penser qu’il ne serait pas bien facile à manipuler lui… Nous verrons les choses en temps et en heure.

Piochant une autre cerise pour la manger la remarque du jeune homme la déstabilisa… Qu’un noble demande à ce qu’on oublie les formalités…voila quelque chose de bien exotique disons.

« Schneizel el Britannia »

Elle avait murmuré d’une manière inaudible le nom complet de ce dernier, après tout elle ne s’était pas attelé a apprendre par cœur tous les noms de familles de tous les gens de la haute société de la planète pour rien. Elle était en train de pensait que schneizel était un prénom vraiment compliqué à prononcé…elle l’aurait bien rebaptisé sur le coup mais elle se retint in extremis comme on dit. Et puis d’après l’attitude plus que désintéressée de son interlocuteur ce n’était surement pas sur lui qu’il fallait compter pour faire la conversation… Et n’ayant pas vraiment d’idée illuminante, autant jouer un peu sur les mots…

« Si je puis me permettre seuls n’est pas le bon adjectif puisque nous sommes en la charmante compagnie de plante atypique, diverse et variée, pour ma part j’opterais plus pour une absence de toute autre présence humaine… »

Ou comment prendre pour un imbécile un noble de façon explicite, le petite guide d’Ayame en 15 chapitre volume disponible chez tous les grands libraires, pratique pour vos conversations seuls à seuls avec une personne de la haute société son efficacité et garantit mais les effets peuvent différés en fonction des personnes, c’est pourquoi il vous ait recommander de vous munir de quelque chose pour se faire pardonner, en l’occurrence.

« Voulez vous une cerise ? »

Sourire colgate ravageur histoire de faire oublier sa précédente phrase.
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